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La commune du Gua Fait parti du Parc Naturel Régional de Vercors. Ce Parc a été créé en 1970, sa superficie est de 186 000 hectares.

La commune de Le Gua est rattachée au secteur "Trièves" car situé sur le bord sud-est, au pied des falaises de la crête orientale des hauts plateaux.

Sur près de deux mille mètres de dénivelée, la nature multiplie ses contrastes : en quelques heures, vous parcourerez de riches plaines alluviales traversées par les lits caillouteux des torrents, franchirez des croupes sombres avant d'affronter les falaises escarpées du Vercors.

Fermée par la citadelle du Vercors, la commune du Gua descend par gradins successifs remarquablement exposés jusqu'au bord du torrent de la Gresse qui aux Saillants du Gua quitte la plaine agricole pour s'engager dans un passage étroit et rejoindre la montagne par un vallon assez exceptionnel.

Les Paysages Vivants

Falaise de Gerbier

De la croix de Prélenfrey, imposant belvédère sur un éperon à pic, on embrasse d'un seul coup d'œil les divers éléments d'un paysage tout en contrastes.

En haut, c'est-à-dire vers l'ouest, l'impressionnante citadelle du Vercors ferme le paysage : Des Deux Sœurs (Agathe et Sophie) jusqu'aux rochers du Ranc des Agnelons en passant par le Gerbier, court une arête dont l'altitude avoisine en moyenne les 2100 mètres.

Cette muraille de calcaire aux voies souvent difficiles (en 1965, l'alpinisme Lionel Terray y fit une chute mortelle), s'abaisse en de rares endroits comme au col des Deux Sœurs, au Pas de l'Oeille et au Col Vert.

Au pied de cette paroi verticale, un large versant concave empâté sous les éboulis descend jusqu'au gradin que l'on suit du col de l'Arzelier à celui de l'Epérimont en passant par Prélenfrey où il s'infléchit remarquablement.

Alors, une deuxième corniche (entre 1100 et 1400 m), réplique atténuée des falaises supérieures du Vercors domine à son tour la vallée de la Gresse. Son versant tailladé par des petits ravins, offre à mi-hauteur un replat exemplaire qui s'incline doucement en direction de Vif. Du fait d'une exposition privilégiée, ce balcon a naturellement servi de support à un habitat d'adret ; d'où l'existence de hameaux en terrasse tels que Saint-Barthélemy, les Petits-Amieux, les Grands-Amieux et Champrond.

Torrent de La Gresse

 

Enfin, en contrebas, sur le replat inférieur, s'est installé le village des Saillants bordé à l'est par le torrent de la Gresse qui fut jadis un obstacle important pour les communications avec Vif et Grenoble. Ce cours d'eau offrait au niveau du pont actuel un passage à gué, d'où l'origine probable du nom de la commune. 

 

Hydrologie

 

 

La Gresse et l'un de ses affluents

En dehors de la Gresse soumise à un régime torrentiel, la commune est sillonnée par toute une série de torrents au régime plus ou moins permanent.

Au sud, le ruisseau du Cassoulet marque la limite avec Miribel-Lanchâtre.

Venant du col de l'Arzelier, le torrent du Jonier rejoint le ruisseau du Bruyant qui est lui-même alimenté par toute une série de ramifications avant de se jeter dans la Gresse.

Plus au nord, dévalant le Pas de l'Echalier, le ruisseau du Champa fournit l'essentiel de l'alimentation en eau potable des communes de Vif et du Gua.

 

Les forêts du Gua

 Les grandes lignes de la végétation

Entre 350 et 800 m d'altitude c'est " l'étage collinéen" caractérisé par la présence de chênes pubescents avec, pour les secteurs exposés plein sud et jusqu'à 650 m, la présence occasionnelle d'espèces méridionales. Les bois sont souvent de taille médiocre (6-12 m), et les arbres vieux et tortueux. La régénération est faible. Les Landes sont bien représentées, elles envahissent les champs de vigne et pâturages abandonnés.

Au bord de la Gresse les saules s'installent en pionniers et viennent "derrière" aulnes, peupliers et frênes.

La forêt de montagne

 

Entre 850 et 2000 m, "l'étage montagnard" se caractérise par hêtres, sapins et épicéas. Sur les crêtes rocheuses et les pentes rocailleuses exposées au sud, sud-est, entre 800 et 1200 m s'installe un peuplement clairsemé de pins à crochets. Le pin sylvestre l'interpénètre, le chêne pubescent et l'épicéa s'y disséminent, le hêtre s'infiltre également. La strate arbustive y est très riche.

 

Coupe de bois

Près de 40 % du territoire de la commune est couvert par des bois (1120 ha recensés dans l'inventaire communal). Près du 1/3 de cette forêt (352 ha) est soumise au régime forestier. Il s'agit de la forêt communale du Gua (sur Prélenfrey et les crêtes du Jonier) gérée par l'O.N.F (office National des Forêts), et de la forêt domaniale du Gerbier, espace couvert essentiellement de falaises et d'éboulis.

La présence de ce couvert forestier joue un rôle important dans la protection des espaces urbanisés (avalanches, glissement de terrain…). L'essentiel des forêts privées est peu ou pas géré (un seul forestier sur la commune) alors que sa gestion est importante au droit des espaces habités.

La foret communale du Gua

Lien sur O.N.F.

Une faune et une flore riches et sauvages

Sur la commune du Gua, qui fait partie du Parc Naturel Régional du Vercors, trois zones naturelles d'intérêt écologique, floristique et faunistique (ZNIEFF) ont été répertoriées au niveau national.

 

 

L'Eperimont

La ZNIEFF de la chaîne de l'Eperimont (38000-0800) s'étend y compris sur des hameaux existants (les Vincents, les Grands Amieux, le haut du vallon du Champa et les hauts du hameau de Champrond). Cette ZNIEFF présente un intérêt botanique et biogéographique. Dans les prairies de l'Echaillon, l'Erythronium dens canis (Cyclamen sauvage) se trouve aujourd'hui menacée, ainsi que l'ensemble des près de ce vallon.

 

Le Lapiaz et les éboulis des Moucherolles et des deux Sœurs (3884-0000) présentent un grand intérêt botanique et pédologique (grand nombre d'espèces rares ou protégées).

Les Deux Sœurs

Les crêtes entre le Pic St Michel et l'arête du Gerbier (3888-0000) présentent un intérêt ornithologique, botanique et paysager. On trouve à 1200 m des pins à crochets (et y compris tout à fait en bordure du hameau de Prélenfrey). Pour ce type d'arbre, cette station est dite "abyssale" (c'est-à-dire étonnamment basse en altitude).

 Géologie

Le territoire de la commune englobe d'un côté l'escarpement oriental du Vercors, de l'autre la partie la plus basse du sillon alpin méridional, immédiatement au sud de la plaine alluviale du carrefour grenoblois.

En haut c'est- à-dire vers l'ouest l'impressionnante citadelle du VercorsCette muraille de calcaire aux voies souvent difficiles (en 1965, l'alpinisme Lionel Terray y fit une chute mortelle), s'abaisse en de rares endroits comme au col des Deux Sœurs, au Pas de l'Oeille et au Col Vert.

Au pied de cette paroi verticale, un large versant concave empâté sous les éboulis descend jusqu'au gradin que l'on suit du Col de l'Arzelier à celui de l'Epérimont en passant par Prélenfrey où il s'infléchit remarquablement.

 

 Appuyée contre cette paroi verticale, une série de gradins se succèdent et surplombent la vallée de la Gresse entre 400 et 450 m.

Sur le replat inférieur s'est installé le hameau principal des Saillants bordé à l'est par le torrent de la Gresse.

Le site proposé est une introduction à la géologie concrète des massifs des alpes par l'image et le texte. La page proposée, concerne la géologie du Vercors et plus particulièrement celle du balcon Est et de Prélenfrey.

 

L'assainissement